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théâtre national de nice

Saison 2018-19

théâtre national de nice

Journal de ma nouvelle oreille

Isabelle Fruchart
Adaptation et mise en scène Zabou Breitman

Création · Avec Isabelle Fruchart · Scénographie Simon Stehlé · Conception sonore Laury Chanty · Lumière André Diot · Costumes Amina Rezig · Production Théâtre Vidy–Lausanne, Théâtre National de Nice - CDN Nice Côte d'Azur, Théâtre de Châtillon, Théâtre Liberté – Toulon en coréalisation avec le Théâtre du Chêne Noir - Avignon

l'histoire>>>

L'autobiographie sous forme de journal d'une jeune femme subitement devenue malentendante à l'adolescence et dont le diagnostic a été très tardif. Aucune solution ; elle attendra plus de dix ans pour s'appareiller. Tout est histoire de perception. Un conte moderne qui donne envie d'écouter les êtres et les choses.

ce qu'ils en DIsent>>>

Le Journal de ma nouvelle oreille, c'est la perception du monde qui entoure Isabelle Fruchart. C'est la part d'approximation aussi, qui fait du monde le sien, le nôtre. Et pas exactement celui de notre voisin. Car les approximations de chacun ne sont pas les mêmes. Accepter de ne pas tout entendre, pour évaluer le monde dans sa globalité, est la proposition délicate de ce texte. Ce sujet profond, traité avec drôlerie, poésie et légèreté nous amène librement à écouter nos propres sensations. Ce doigt pointé par Isabelle Fruchart sur notre écoute permet à cette pièce qui expose un problème spécifique de le rendre universel. C'est pour cela qu'il était important qu'elle joue elle-même son histoire. Et que ce soit elle qui nous invite à écouter pousser les fleurs.
>Zabou Breitman

À l'âge de 14 ans, j'ai cessé de comprendre les paroles des chansons et je me suis mise à copier sur ma voisine pendant les cours, non que je sois devenue subitement nulle en orthographe mais je ne comprenais plus ce que dictait la prof. Ma sœur partageait ma chambre et quand le soir à table, elle racontait à nos parents ce que je comprenais quand nous parlions dans le noir, c'était si drôle qu'ils étaient persuadés que je faisais le clown pour me faire remarquer. Ce n'est que bien plus tard, à l'âge de 26 ans, qu'on m'a diagnostiqué 70% d'audition en moins à chaque oreille. Les cellules avaient disparu, ce n'était pas évolutif, mais aucune chirurgie ne pouvait me les rendre et l'appareillage risquait de me faire perdre le peu d'audition qui me restait. J'ai continué à vivre avec les oreilles d'une dame de 80 ans. Puis l'aide auditive a été révolutionnée par l'outil numérique. À point nommé. J'étais épuisée de faire tant d'efforts pour comprendre les autres. À l'âge de 37 ans, j'ai décidé de m'appareiller.
Jour 1
J'ai les mains moites, le cœur battant. Je ne sais pas à quoi m'attendre.
Une voix parle et c'est la mienne. J'entends ma voix. En dolby stéréo à travers les micros. J'entends ma voix. Mais alors, avant, je ne m'entendais pas ? Je vais enfin pouvoir m'écouter. C'est la première chose que je me dis. Avant, je ne pouvais pas m'écouter, puisque je ne m'entendais pas. >Isabelle Fruchart, Extrait du Journal de ma nouvelle oreille

>Rencontre avec l'équipe artistique le vendredi 24 janvier à l'issue de la représentation
inspiration classique
saison 2013>2014
Journal de ma nouvelle oreille au Théâtre National de Nice
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