[ coproduction ]

Un vivant qui passe

D’après l’œuvre éponyme de Claude Lanzmann
Adaptation Nicolas Bouchaud, Éric Didry, Véronique Timsit
Mise en scène Éric Didry
Collaboration artistique Véronique Timsit

avec Nicolas Bouchaud, Frédéric Noaille

Scénographie et costumes Elise Capdenat & Pia de Compiègne Peintres Eric Gazille & Matthieu Lemarié Construction décor Ateliers de la Grande Halle de la Villette Créateur lumière Philippe Berthomé, en collaboration avec Jean-Jacques Beaudouin Créateur son Manuel Coursin Régie générale et son Ronan Cahoreau-Gallier Régie lumière Jean-Jacques Beaudouin

Production Otto Productions & Théâtre Garonne - scène européenne - Toulouse
Coproduction Festival d’automne - Paris, Théâtre de la Bastille - Paris, La Comédie de Clermont-Ferrand - SN, Bonlieu - SN d’Annecy, Théâtre National de Nice - CDN Nice Côte d’Azur, La Comédie de Caen - CDN de Normandie, avec le soutien de La Villette, Paris [accueil en résidence]
Remerciements Beth Holgate & Swisskoo & Thierry Thieû Niang

Un vivant qui passe est l’adaptation d’un documentaire de Claude Lanzmann, filmé pendant le tournage de Shoah.
Le réalisateur y dialogue avec le docteur Maurice Rossel, délégué du Comité international de la Croix-Rouge qui dut se rendre en 1944 au camp de Theresienstadt.
Avertis de sa venue, les nazis mirent en scène le camp de manière à lui cacher la réalité. Pour Nicolas Bouchaud, comédien et passeur de textes, ce sera un spectacle sur ce que c’est que Voir.


Il y a une force dramaturgique indéniable dans Un vivant qui passe. Je parle de ce combat qui sourd de l’échange entre Claude Lanzmann et Maurice Rossel.
Rossel n’est ni un survivant des camps d’extermination, ni un nazi. Il est d’une certaine façon celui que nous pourrions tous être ou que nous avons peut-être déjà été. Rossel c’est celui qui a vu et qui n’a rien vu.
Nous savons qu’un grand documentaire comme Un vivant qui passe est autant un geste éthique qu’esthétique. Et par conséquent si l’on veut, à l’instar de Claude Lanzmann, dévoiler la vérité sur la machine de mort nazie, nous devons nous demander : comment la montrer ?
Ou plus exactement : comment en parler ? Comment la raconter ?
C’est une question que je me pose sans cesse en tant qu’acteur. Depuis l’année 2010, j’ai entrepris, avec la même équipe de création, une série de spectacles à partir de textes non théâtraux : une interview de Serge Daney à propos du cinéma, un livre de John Berger à propos d’un médecin de campagne [Un Métier idéal, présenté au TNN en 2014], une conférence de Paul Celan sur la poésie et un roman de Thomas Bernhard sur notre rapport à l’art et au deuil.
C’est le désir de transmission qui est à l’origine de ces spectacles. Il en va de même pour Un vivant qui passe. J’ai acquis la conviction, au bout de trente ans de pratique théâtrale, que la scène apporte un tout autre éclairage à un matériau écrit ou filmique.
Nicolas Bouchaud

Difficile de rêver mieux que la confrontation intense, tendue à craquer, pleinement théâtrale au meilleur sens du terme, qu'instaurent Nicolas Bouchaud et Frédéric Noaille.
Fabienne Darge, Le Monde

Il faut aller voir ce spectacle qui pose avec finesse toutes ces questions et nous replonge dans le débat du comment et du pourquoi cette barbarie a pu encore exister devant de si nombreux témoins ? Sans compter toutes les autres questions qui continuent à se poser sous nos yeux. Le théâtre fait ici avec talent son devoir de mémoire…
Mireille Davidovici, Théâtre du blog

Infamie du sous-texte, des arrière-pensées, radicalité d’un face-à-face que Claude Lanzmann mène d’une main de maître, Un Vivant qui passe nous place devant un homme qui n’a pas voulu voir et dénoncer la mise en scène que les nazis avaient organisée pour sa venue à Theresienstadt.
Manuel Piolat Soleymat, La Terrasse

C’est exceptionnel, un spectacle qui traite du génocide des juifs par le régime nazi, mais qui ne soit en rien commémoratif ou sentencieux, car toute la tension dramatique se déploie dans le présent du jeu.
Anne Diatkine, Libération
Forum Nice Nord Durée 1h30 Tout public à partir de 12 ans
Théâtre
  • mars
  • mer 2 20h
  • jeu 3 19h30
  • ven 4 20h
MERCREDI 2 MARS RENCONTRE EN BORD DE SCÈNE À L'ISSUE DE LA REPRÉSENTATION
Un vivant qui passe
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