Restitution UniCA 

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CONTRE : Une dystopie

D'après la trilogie d’Esteve Soler Contre l’amour, Contre le progrès, Contre la démocratie
Mise en scène Rosine Vokouma

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Avec les étudiants de l'Université Côte d'Azur Nour Ben Arous, Juliette Bertrand, Randy Crisman, Chloé Ferragu, Victoria Guerillot, Alix Granger, Yumi Ichinose, Hakima Khattari, Jeanne Lanoë de Peretti, Maewenn Le Goff, Pernette Mangane, Loup Mercier, Jordan Moizo, Valentine Suprano

Le TNN et UniCA Culture vous invitent à découvrir l’adaptation de Contre le progrès, Contre l’amour, Contre la démocratie, trilogie d’Esteve Soler, par les étudiants d’UniCA sous la direction de Rosine Vokouma. Cette restitution marque le grand final de l’atelier hebdomadaire mis en place dans le cadre du partenariat.

Une première représentation aura lieu dans le cadre du Festival Boucan, le vendredi 10 avril 2026 au 109.

LA PIÈCE

Penser contre : c’est le point de départ de la trilogie d’Esteve Soler. À travers une succession de scènes courtes, l’auteur explore les contradictions de l’amour, la déshumanisation du progrès et les dérives du mot démocratie.

Dans un théâtre volontiers absurde, tel un Alfred Jarry contemporain, Soler enchaîne des situations surréalistes et burlesques. L’humour noir, la farce et l’exagération y révèlent la cruauté du monde et la fragilité des personnages. Entre marionnette cruelle, visions futuristes décapantes et portraits au scalpel de notre époque, tout passe ici à la moulinette. Le spectateur voyage ainsi dans un univers à la fois drôle, inquiétant et profondément absurde, qui amuse autant qu’il dérange.

L'INTENTION

Travailler sur la trilogie d’Esteve Soler avec les élèves a été l’occasion d’explorer un théâtre de l’excès, où la pensée se construit contre les évidences. Cette écriture, profondément absurde et remplie d’humour noir, pousse les situations jusqu’au paroxysme : les rapports humains y sont déformés, exagérés, parfois monstrueux, et c’est précisément dans cette démesure que surgit la réflexion. Pour aborder cet univers, nous avons exploré plusieurs traditions théâtrales qui nourrissent l’écriture de Soler : le Grand-Guignol, pour sa violence spectaculaire et ses images frappantes ; le surréalisme, pour la liberté de l’imaginaire et l’irrationnel des situations ; et le burlesque, pour la puissance du décalage et du corps. Ces influences nous ont permis de travailler un jeu volontairement “grossi”, où les élèves ont été invités à lâcher prise, à assumer l’exagération, à prendre de l’ampleur sur scène et à abandonner la peur du ridicule. Cette pièce nous a aussi conduits à réfléchir à plusieurs questions essentielles : jusqu’où peut-on pousser une pensée « contre » pour révéler les contradictions du monde ? Comment l’humour et le tragique peuvent-ils cohabiter dans une même situation ? Et enfin, quelle est la différence entre réalisme et crédibilité au théâtre ? Dans ces scènes souvent absurdes, ce n’est pas le réalisme qui crée la vérité, mais l’engagement et la précision du jeu. Notre travail s’est construit progressivement au cours de l’année. Le premier trimestre a été consacré aux improvisations et aux exercices collectifs, afin de développer l’écoute, l’audace et la confiance au sein du groupe. Le second trimestre a permis d’entrer dans le travail du texte et de la mise en jeu. Bien que la pièce soit composée principalement de duos, nous avons cherché à préserver un esprit de création collective, où chacun participe à la construction de l’univers du spectacle.
Rosine Vokouma

Dates

vendredi 17 avril 2026
20h
THÉÂTRE
Compagnie La Bonimenteuse
Salle des Franciscains
À partir de 12 ans
Durée estimée 1h15
Gratuit & sur réservation

Mentions artistiques

Université Côte d'Azur - Direction de la Culture
En partenariat avec le Théâtre National de Nice - CDN Nice Côte d'Azur
©T. De Franceschi

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