Vivre sa vie

Adaptation libre du film de Jean-Luc Godard
Textes de Virginie Despentes, Marguerite Duras, Henrik Ibsen, Bernard-Marie Koltès, Grisélidis Réal, Sophocle, Frank Wedekind, Simone Weil
Mise en scène Charles Berling

avec Pauline Cheviller, Sébastien Depommier, Grégoire Léauté [distribution en cours]

Dramaturgie Irène Bonnaud Scénographie Christian Fenouillat Lumière Marco Giusti Musique Sylvain Jacques Vidéo Vincent Bérenger Costumes Marie La Rocca Coiffures & maquillage Cécile Kretschmar Assistante costumes Léa Perron Assistant à la mise en scène Matthieu Dandreau Chorégraphe Lyse Seguin Construction décor Espace et Compagnie

Production Châteauvallon-Liberté - SN Coproduction Théâtre Gymnase-Bernardines - Marseille, La Manufacture-CDN Nancy – Lorraine, avec le soutien du Théâtre des Halles - Scène d’Avignon, du TGP-CDN de Saint-Denis, du CENTQUATRE-Paris
En partenariat avec Le Théâtre des Halles - Scène d’Avignon
Remerciements à Jean-Luc Godard, Jean-Paul Battaggia ainsi qu’aux Films du Jeudi et Gaumont

Vivre sa vie, c’est la revendication de Nana qui quitte époux et enfant pour devenir actrice. Mais de petits boulots en prostitution, le rêve d’émancipation vire au cauchemar.
En adaptant le long métrage de Jean-Luc Godard, Charles Berling fait résonner le destin tragique et magnifique de Nana avec les réflexions d’aujourd’hui. Il convoque à ses côtés les écrits de femmes qui ont marqué leur époque pour dialoguer avec le scénario originel : Virginie Despentes, Marguerite Duras, Simone Weil, Grisélidis Réal…


C’est un film magnifique qui reprend une intrigue de mélodrame. Les dialogues ont une qualité littéraire devenue rare au cinéma. Et le film remue des choses importantes pour nous aujourd’hui : les différences de conditions entre hommes et femmes, les bas salaires, les professions méprisées, réservées à un genre plutôt qu’à l’autre, la perception de la sexualité féminine, le débat sur la prostitution.
À la lecture du scénario du film de Godard, on est frappé de ses résonances actuelles. Mais on peut ressentir aussi ce qui nous sépare. Lui-même à l’époque était dans un mouvement d’héritage et de mise à distance vis-à-vis de toute une tradition. Si les œuvres de Zola et Wedekind continuent de hanter le film, Godard en fait aussi une critique radicale. Il supprime tout décorum, tout pittoresque pour produire un film d’une grande simplicité, et d’une beauté austère, sur la banalité de l’exploitation capitaliste.
C’est une histoire d’amour et un film très politique - c’est ce mélange qui m’intéresse. L’idée n’est pas de réaliser une simple adaptation du film, mais de dialoguer avec lui.
Le film de Godard vaut beaucoup par la performance d’Anna Karina. Mais elle, qu’en dit-elle ? C’est pour cette raison qu’on va faire entendre des voix de femmes, les textes de Pauline Cheviller, de grandes écritures comme celles de Duras ou de la philosophe Simone Weil et la voix d’anciennes prostituées : Grisélidis Réal, Virginie Despentes, Claire Carthonnet.
Charles Berling

Charles Berling réussit une mise en scène haletante de l’adaptation théâtrale du film de Godard. Un spectacle intelligemment féministe.
Catherine Robert, La Terrasse
Salle Pierre Brasseur Durée 1h15 Tout public à partir de 16 ans
Théâtre
  • novembre
  • sam 20 20h
  • dim 21 15h
Abonnez-vous en ligne

Réservation hors abonnements à partir du mercredi 1er septembre 14h

Vivre sa vie
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