Andromaque

Jean Racine
Mise en scène & scénographie Stéphane Braunschweig

Avec Jean-Baptiste Anoumon, Bénédicte Cerutti, Boutaïna El Fekkak, Alexandre Pallu, Pierric Plathier, Chloé Réjon, Jean-Philippe Vidal, Clémentine Vignais

Après Britannicus à la Comédie-Française en 2016, et Iphigénie aux Ateliers Berthier en 2020, c’est la troisième fois que Stéphane Braunschweig met en scène Racine. À nouveau, il s’intéresse à la façon dont ses tragédies installent les crises passionnelles au bord de bascules historiques.

Il voit Andromaque comme une pièce post-traumatique, dont les héros marchent dans le sang, sur une crête, entre résilience et retour d’une violence sans frein : Pyrrhus, fils d’Achille, rêve d’une guerre totale contre son propre camp, pour obtenir Andromaque ; Oreste, ambassadeur, a pour mandat l’assassinat d’un enfant, héritier du trône de Troie ; Hermione, fille d’Hélène, ne recule pas devant le meurtre. Stéphane Braunschweig met en scène des identités saccagées par l’histoire.


L'INTENTION

On connaît le schéma passionnel d’Andromaque : Oreste aime Hermione, qui aime Pyrrhus, qui aime Andromaque, qui n’aime qu’Hector, son époux mort. Cette chaîne d’amours impossibles, non réciproques, frustrées, Racine la chauffe à son plus haut degré d’incandescence destructrice. La folie amoureuse semble tout dévaster sur son passage. On en oublierait presque la toile de fond devant laquelle se jouent ces passions : la guerre de Troie, autrement dit un paysage lui-même déjà dévasté - les amoureux fous sont ici des êtres déjà dévastés par la guerre qu’ils viennent de vivre. Tous les personnages sont marqués, traumatisés au sens fort, par ce qu’ils ont vu et par ce qu’ils ont fait. Tous marchent dans le sang, tous marchent sur une crête, entre résilience et répétition redoublée de l’horreur. On le voit, dans Andromaque, ce n’est pas l’amour, c’est la guerre (de Troie) qui rend fou, cette guerre qui est peut-être la folie même, la folie mortelle dont l’amour pourrait les sauver - s’il n’était pas lui-même à l’image de la guerre.
Stéphane Braunschweig


LA PRESSE

La mise en scène éblouit par sa sobriété, ses actrices et ses acteurs remarquables. [...] Une réussite.
Anthony Palou, Le Figaro

Coup de sang et coup de maître de Stéphane Braunschweig. Philippe Chevilley, Les Échos

Stéphane Braunschweig monte Racine avec un infini respect et une audacieuse liberté.
Fabienne Pascaud, Télérama

Stéphane Braunschweig signe une adaptation rigoureuse de l’œuvre, appuyant sur l’inéluctabilité de la tragique destinée de ses personnages.
Joëlle Gayot, Le Monde

Servie par de remarquables comédiens, sa mise en scène d’Andromaque est une sublime réussite, où les tourments des affects sont imprégnés par l’horreur de la guerre.
Agnès Santi, La Terrasse




Collaboration artistique Anne-Françoise Benhamou Collaboration scénographie Alexandre de Dardel Costumes Thibault Vancraenenbroeck Lumière Marion Hewlett Son Xavier Jacquot Coiffures & maquillage Émilie Vuez Assistant mise en scène Aurélien Degrez Construction décor Ateliers de l’Odéon-Théâtre de l’Europe
Production Odéon-Théâtre de l’Europe Avec le soutien du Cercle de l’Odéon
©S. Gosselin
Festival de Tragédies
Arènes de Cimiez Durée 1h55 Tout public à partir de 13 ans
Théâtre
  • juillet
  • mar 2 21h
  • mer 3 21h
réservez en ligne
Dans le cadre du Festival de Tragédies du TNN [19 juin - 5 juillet]

4 spectacles = tarif abonné [15€ la place]
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Andromaque
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